
Horizon Europe
Financer des living labs pour l’économie circulaire dans les villes et régions — Horizon Europe
Critères, calendrier et conseils de candidature pour le topic Horizon Europe HORIZON-CL6-2026-01-CIRCBIO-01-two-stage (Cluster 6).

Identifiant officiel
HORIZON-CL6-2026-01-CIRCBIO-01-two-stage
Titre officiel
Deploying circular systemic solutions through living labs in cities and regions (Circular Cities and Regions Initiative topic)
Appel et statut
Appel 2026 à deux étapes clôturé ; la fiche est historique. Ne pas confondre avec le topic single-stage CIRCBIO-01 sur les emballages plastiques.
Budget et contribution
Innovation Action (IA) ; budget indicatif total de 10 M€ ; contribution indicative autour de 5 M€ par projet ; environ 2 projets. Données du programme de travail 2026–2027, à confirmer sur la fiche individuelle du portail.
Type d’action et maturité
Innovation Action (IA) ; orientation vers des solutions systémiques mises en œuvre et testées dans des villes/régions, via des living labs. Ne pas appliquer automatiquement les paramètres techniques d’un autre topic CIRCBIO.
À qui s’adresse ce topic ?
Aux collectivités, agences territoriales, opérateurs de services urbains, entreprises, universités, associations et acteurs de l’économie circulaire capables de co-concevoir puis tester un changement systémique dans une ville ou une région. Le living lab n’est pas un simple comité consultatif : il doit réunir les parties concernées autour d’expérimentations réelles, d’un diagnostic territorial partagé et d’une mesure des effets. La proposition doit montrer comment les pratiques, infrastructures, règles, modèles économiques et comportements interagissent.
Quel problème faut-il résoudre ?
Les villes et régions perdent des matières et de la valeur parce que les flux de déchets, la commande publique, les bâtiments, les entreprises, les infrastructures, la logistique et les comportements sont gérés en silos. Une technologie isolée ne résout pas les dépendances entre acteurs ni les obstacles institutionnels et économiques. Le projet doit cibler un système territorial concret, identifier les points de blocage et démontrer qu’une combinaison coordonnée de solutions permet de réduire les flux de matières vierges, les déchets ou les émissions tout en créant une valeur locale mesurable.
Ce que le projet doit couvrir
Définir une ville ou région pilote, le système visé, les flux de matières et les acteurs concernés. Établir une situation de référence chiffrée ; co-concevoir les interventions avec les utilisateurs et décideurs ; tester plusieurs leviers complémentaires en conditions réelles ; mesurer les effets environnementaux, économiques et sociaux ; documenter la gouvernance et les conditions de réplication. Le projet doit préciser comment les résultats nourriront d’autres territoires et l’écosystème de la Circular Cities and Regions Initiative. Éviter une proposition composée uniquement de diagnostics, ateliers ou plans d’action sans démonstration.
Expérimentations territoriales à organiser
- Cartographier les flux de matières, acteurs, infrastructures, règles et contrats. 2) Définir une théorie du changement et des indicateurs de départ. 3) Sélectionner un portefeuille d’interventions complémentaires. 4) Mettre en place un living lab avec mandat, participants, règles de décision et calendrier. 5) Tester les solutions dans des sites ou services identifiés. 6) Collecter les données de fonctionnement, coûts et adoption. 7) Ajuster les interventions à partir des résultats. 8) Comparer les résultats au scénario de référence. 9) Formaliser les conditions de transfert et de réplication.
Livrables et résultats crédibles
Résultats à viser : flux territoriaux mieux connus ; portefeuille de solutions déployées ; données avant/après ; mécanismes de gouvernance testés ; nouveaux modèles de coopération ou d’affaires ; réduction démontrée de matières vierges, déchets ou coûts ; participation des parties prenantes ; kit de réplication incluant données, méthodes, coûts et conditions de transfert. Une plateforme numérique, une feuille de route ou un réseau ne suffisent pas à eux seuls si les solutions n’ont pas été mises à l’épreuve. Les résultats doivent être quantifiés avec un périmètre stable et des hypothèses transparentes.
Définir un système territorial mesurable
Choisir un système délimité : par exemple matériaux de construction, réemploi, biodéchets, emballages, équipements ou flux interentreprises, si le scope officiel le permet. Décrire les volumes, origines, destinations, acteurs et pertes de valeur. Établir la référence à partir de données de collecte, achats, déchets, contrats ou audits. Définir les frontières territoriales et fonctionnelles : sans elles, les gains peuvent provenir d’un déplacement des déchets vers un autre territoire plutôt que d’une amélioration réelle. Documenter aussi la qualité des données et les lacunes.
Faire du living lab un mécanisme opérationnel
Nommer un responsable territorial et un coordinateur opérationnel ; établir les participants, leurs pouvoirs, leurs contributions et leurs engagements de données. Organiser des cycles courts : diagnostic, conception, test, mesure, ajustement. Prévoir la rémunération ou la compensation des participants lorsque nécessaire, les règles de confidentialité, le traitement des désaccords et la prise de décision. Les habitants et utilisateurs finaux doivent pouvoir influencer les choix et pas seulement assister aux ateliers. Définir un protocole d’évaluation des expérimentations avant le démarrage.
Combiner plusieurs leviers de circularité
Le caractère systémique doit apparaître dans l’articulation des leviers : conception, collecte, tri, réemploi, réparation, logistique inverse, marchés publics, infrastructures, incitations, compétences et modèle économique. Une proposition n’a pas à mobiliser tous les leviers ; elle doit expliquer pourquoi le portefeuille retenu répond aux causes du problème. Décrire les dépendances : un service de réemploi peut échouer sans stockage, qualité standardisée, débouché et commande publique. Pour chaque intervention, préciser responsable, coût, prérequis, calendrier et indicateur.
Mesurer les effets environnementaux et économiques
Définir des indicateurs de flux : tonnes réemployées ou évitées, matières vierges substituées, taux de collecte utile, durée de vie prolongée, déchets résiduels, émissions estimées et pertes de matière. Ajouter les indicateurs économiques : coût par tonne, coût complet pour la collectivité, recettes, emplois ou valeur locale si mesurables. Mesurer les coûts de fonctionnement et non seulement l’investissement initial. Comparer les résultats à une référence et examiner les effets de déplacement, rebond et double comptage. Les indicateurs sociaux doivent documenter accessibilité, qualité de service et répartition des bénéfices.
Gouvernance et obstacles institutionnels
Identifier les compétences de la collectivité, les responsabilités des opérateurs, les marchés et contrats existants, les règles de commande publique, les exigences de données et les contraintes réglementaires. Les obstacles doivent être traités dans le plan de travail : protocole de partage de données, adaptation des contrats, critères d’achat, accès aux sites, autorisations et répartition des risques. Prévoir une gouvernance qui survive au projet, avec un propriétaire des résultats et un budget ou modèle économique plausible après financement européen.
Inclure les entreprises et acteurs de terrain
Associer les entreprises qui produisent, collectent, réparent, trient, réutilisent ou achètent les matières concernées. Définir leur rôle dans les tests et la fourniture des données ; obtenir des lettres d’engagement concrètes lorsque possible. Les PME doivent pouvoir participer sans charge disproportionnée. Vérifier que les volumes, la qualité des matières et les débouchés rendent le modèle viable. Un living lab dominé par la collectivité ou les chercheurs risque de produire un plan théorique sans adoption par les opérateurs économiques.
Réplication vers d’autres villes et régions
Prévoir une comparaison entre contexte pilote et territoires suiveurs : densité, infrastructures, coûts, réglementation, compétences et comportement des utilisateurs. Distinguer les éléments transférables des éléments dépendant du contexte local. Produire un kit comprenant protocole, modèle de gouvernance, données nécessaires, coûts, contrats types si appropriés et erreurs à éviter. Tester la transférabilité auprès d’au moins un territoire externe ou partenaire de réplication si compatible avec le scope. Ne pas promettre une réplication européenne sans identifier les conditions et les ressources nécessaires.
Consortium et compétences
Le noyau devrait réunir une autorité territoriale ou un opérateur capable de mobiliser le terrain, des acteurs de la chaîne de valeur concernée, une équipe de recherche en économie circulaire et systèmes territoriaux, des spécialistes d’évaluation environnementale et socio-économique, et des utilisateurs ou associations. Ajouter des compétences en commande publique, logistique, données et sciences sociales selon le système étudié. Chaque partenaire doit avoir un rôle mesurable dans le diagnostic, l’expérimentation, la collecte de données ou la réplication.
Indicateurs de réussite
Mesurer : nombre et qualité des interventions réellement testées ; tonnes et types de matières réorientées ; taux de réemploi/réparation ; réduction de déchets ou d’achats de matières vierges ; coûts complets et économies nettes ; adoption par les ménages ou entreprises ; participation des groupes concernés ; nombre de décisions ou contrats adaptés ; robustesse des données ; nombre de territoires capables de reproduire la méthode. Pour chaque KPI, fixer une référence, un objectif, une méthode, un responsable et une date de mesure.
Risques et réponses
Faible participation : contractualiser les engagements et adapter le format aux contraintes des opérateurs. Données fragmentées : mettre en place un protocole commun et documenter les lacunes. Intervention trop large : limiter le périmètre à un système mesurable. Gains non attribuables : établir une référence et un scénario comparatif. Solution sans modèle économique : chiffrer coûts de fonctionnement et responsabilités. Opposition locale : traiter les effets distributifs et les usages dès la conception. Difficulté de réplication : tester les conditions de transfert plutôt que publier seulement des recommandations.
Plan de préparation opérationnel
- Choisir le système territorial et obtenir l’accord du porteur public. 2) Réunir les opérateurs et utilisateurs clés. 3) Établir le bilan de flux et la référence. 4) Sélectionner les interventions complémentaires et définir les critères de succès. 5) Chiffrer coûts, données et autorisations. 6) Formaliser gouvernance, rôle de chaque partenaire et méthode de réplication. 7) Préparer la première étape de candidature en respectant les règles et échéances du portail. Comme l’appel 2026 est clôturé, utiliser cette fiche comme référence historique et vérifier le topic 2027 distinct avant de préparer une nouvelle candidature.
Protocole de validation du dossier
Avant tout matching final, comparer le résumé de la fiche au texte intégral du topic : expected outcomes, scope, type d’action, budget, conditions d’éligibilité, dates, résultats attendus et éventuelles exigences transversales. Enregistrer les écarts ou éléments encore incertains plutôt que les remplacer par une formule générale.
Prochaine action de préparation
Transformer les points de contrôle de cette fiche en liste de preuves à demander au porteur : données de référence, partenaires engagés, moyens d’essai, résultats attendus, budget et risques. Pour les topics 2026 clôturés, conserver la fiche à titre historique et rechercher un topic futur réellement distinct avant de proposer une candidature.
Sources officielles
Contenu rédigé et en cours de validation éditoriale — ne constitue pas une évaluation d'éligibilité, seul le rapport personnalisé applique les critères réels de votre entreprise.
Aides citées dans ce guide
Appel à projets Horizon Europe - 2ème pilier : Problématiques mondiales et compétitivité industrielle européenne - cluster alimentation, bioéconomie, ressources naturelles, agriculture et environnement
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Correspondance établie par rapprochement de titre et par tag programme validé (AideTagLink) entre ce guide et le catalogue d'aides — pas exhaustif, jamais un lien inventé.
Besoins couverts par ce programme
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