Horizon Europe 2021-2027 — les 6 clusters pour une Europe plus innovante, plus durable et plus résiliente : 1. Santé, 2. Culture, créativité et société inclusive, 3. Sécurité civile pour la société, 4. Numérique, industrie et espace, 5. Climat, énergie et mobilité, 6. Alimentation, bioéconomie, ressources naturelles, agriculture et environnement. 95,5 Md€ pour la recherche et l'innovation, des opportunités pour les entreprises, laboratoires et collectivités.

Horizon Europe

Financer l’innovation bio-sourcée par les biotechnologies et la biofabrication — Horizon Europe

Critères, calendrier et conseils de candidature pour le topic Horizon Europe HORIZON-CL6-2026-01-CIRCBIO-07 (Cluster 6).

Horizon Europe

Identifiant officiel

HORIZON-CL6-2026-01-CIRCBIO-07

Titre officiel

Advancing the European bio-based innovation enabled by biotechnology and biomanufacturing concepts

Appel et statut

Appel 2026 à étape unique ; clôturé. Échéance du portail : 17 septembre 2026 à 17 h CEST pour le topic single-stage.

Budget et contribution

Budget total indicatif : 12 M€ ; contribution indicative autour de 4 M€ par projet ; vérifier les montants définitifs sur Funding & Tenders.

Type d’action et maturité

Research and Innovation Action (RIA) ; Recherche et innovation sur procédés bio-sourcés ; déterminer le niveau de maturité et la démonstration attendue à partir du texte intégral du topic, sans extrapoler un TRL non confirmé.

À qui s’adresse ce topic ?

Le topic vise à faire progresser l’innovation bio-sourcée en mobilisant biotechnologies et concepts de biofabrication. Le projet doit relier une avancée scientifique ou biologique à une fonction, un procédé ou une chaîne de valeur bio-sourcée crédible, tout en traitant les contraintes de passage à l’échelle et de durabilité.

Quel problème faut-il résoudre ?

Les innovations biologiques rencontrent des obstacles au-delà de la preuve de concept : variabilité des matières premières, rendement, productivité, stabilité, contamination, purification, consommation d’énergie et d’eau, coût des intrants, reproductibilité et intégration dans les installations industrielles. Un dossier convaincant chiffre ces contraintes et présente une stratégie d’augmentation d’échelle, pas seulement un résultat de laboratoire.

Ce que le projet doit couvrir

Le périmètre peut couvrir l’utilisation de micro-organismes, d’enzymes, de voies biologiques ou de procédés de biomanufacturing pour convertir des ressources renouvelables ou des flux secondaires en molécules, ingrédients, matériaux ou intermédiaires utiles. Le projet doit montrer en quoi la biotechnologie apporte une valeur qui ne serait pas obtenue aussi efficacement par une voie conventionnelle, et préciser la ressource, le produit, le procédé et l’utilisateur visé.

Activités et travaux à prévoir

Activités possibles selon le topic : concevoir ou optimiser un procédé biologique ; sélectionner et caractériser des matières premières pertinentes ; améliorer rendement, sélectivité ou robustesse ; établir les paramètres de conduite ; tester la récupération et la purification ; réaliser des essais comparatifs ; évaluer les impacts et la viabilité économique ; préparer une stratégie de réplication industrielle. Le plan doit rester strictement lié aux résultats attendus officiels.

Livrables et résultats crédibles

Livrables à définir : protocole et données de procédé reproductibles ; caractérisation du produit ; bilan matière et énergie ; résultats d’essais dans des conditions représentatives ; évaluation environnementale ; modèle de coût préliminaire ; analyse des risques de biosécurité et de qualité si pertinente ; feuille de route de montée en échelle et d’intégration industrielle. Distinguer les résultats de recherche des objectifs commerciaux ultérieurs.

Approvisionnement et matière première

Le choix de la ressource est déterminant. Décrire son origine, sa saisonnalité, sa variabilité, sa disponibilité durable, sa concurrence avec l’alimentation et les autres usages, sa logistique et ses coûts de préparation. Les résidus agricoles, coproduits agroalimentaires ou flux organiques ne sont pas automatiquement « gratuits » ni sans impact. Le dossier doit démontrer leur qualité, leur volume réaliste et les conditions d’approvisionnement.

Chaîne technique et données

Préciser la chaîne technique : prétraitement, conversion biologique, fermentation ou biocatalyse le cas échéant, séparation, purification, traitement des effluents et valorisation des coproduits. Pour chaque étape, identifier les variables critiques et les mesures. Les promesses de rendement doivent être rapportées à une base de calcul explicite et comparées à une référence pertinente. Les données doivent permettre de reproduire les essais et d’identifier les limites.

Montée en échelle

La montée en échelle doit être un work package à part entière : choix de l’équipement pilote, critères de transfert depuis le laboratoire, contrôle des paramètres, variabilité des lots, disponibilité des matières premières, durée des campagnes et plan de dépannage. Les résultats obtenus en flacons ou sur une seule matière première ne suffisent pas à prouver la robustesse industrielle. Définir les écarts entre le niveau initial et le niveau visé.

Évaluation environnementale

L’évaluation environnementale doit comparer le procédé bio-sourcé à une référence fonctionnellement équivalente. Elle devrait couvrir les intrants, l’énergie, l’eau, le transport, le rendement, la purification, les émissions, les déchets et la fin de vie du produit. Un produit d’origine biologique n’est pas automatiquement meilleur pour le climat ou la biodiversité. Signaler les limites des données et éviter les affirmations environnementales non démontrées.

Marché et utilisateur final

Le marché doit être formulé à partir d’un besoin utilisateur précis : spécification technique, volume, régularité, pureté, prix cible, contraintes réglementaires et capacité d’intégration dans une chaîne existante. Un utilisateur industriel ou formulateur devrait contribuer à définir les critères de réussite. Les lettres d’intérêt sont plus utiles si elles précisent des essais, des données, des volumes ou des décisions de qualification envisagées.

Consortium et compétences

Le consortium doit couvrir biotechnologie, génie des procédés, caractérisation analytique, approvisionnement en biomasse, analyse de durabilité et accès au marché. Une PME industrielle peut porter un cas d’usage ou la montée en échelle ; un laboratoire peut développer la voie biologique ; un partenaire de procédés peut traiter séparation et purification ; un utilisateur final doit valider la performance attendue. La répartition des tâches doit éviter les interfaces sans responsable.

Indicateurs de réussite

Indicateurs à sélectionner : rendement et productivité mesurés sur une base explicite ; qualité et constance du produit ; consommation d’eau et d’énergie ; taux de conversion des matières premières ; coûts unitaires estimés ; nombre de campagnes reproductibles ; réduction d’impacts par rapport à la référence ; critères d’acceptation définis par l’utilisateur. Ne pas choisir des indicateurs seulement parce qu’ils sont faciles à mesurer.

Risques et réponses

Risques : ressource trop variable ou rare ; performances de laboratoire non reproductibles ; coût de purification dominant ; impact environnemental déplacé vers la biomasse ou l’énergie ; spécifications du produit mal définies ; dépendance à un seul utilisateur. Mitigation : tester plusieurs lots, faire des bilans matière/énergie, intégrer tôt la purification, comparer les scénarios et définir des critères d’arrêt ou de réorientation.

Plan de préparation opérationnel

Plan de préparation : (1) formuler la fonction du produit et la référence ; (2) sécuriser l’accès à la ressource ; (3) établir l’état de l’art et l’avantage biotechnologique ; (4) définir les paramètres et jalons de procédé ; (5) planifier essais de reproductibilité et montée en échelle ; (6) intégrer LCA et économie dès la conception ; (7) obtenir les critères d’acceptation de l’utilisateur.

Propriété intellectuelle et partage des résultats

Le plan de valorisation doit distinguer les connaissances antérieures, les résultats générés et les éléments nécessaires pour reproduire les essais. Définir les règles d’accès aux souches, enzymes, données analytiques, protocoles et savoir-faire industriels avant le démarrage du projet. Le consortium doit concilier publication scientifique, protection des résultats réellement valorisables et accès aux informations nécessaires à l’évaluation de durabilité. Les accords de consortium doivent éviter qu’un partenaire bloque la diffusion d’un résultat indispensable à l’exploitation scientifique des autres travaux.

Sources officielles

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