Horizon Europe 2021-2027 — les 6 clusters pour une Europe plus innovante, plus durable et plus résiliente : 1. Santé, 2. Culture, créativité et société inclusive, 3. Sécurité civile pour la société, 4. Numérique, industrie et espace, 5. Climat, énergie et mobilité, 6. Alimentation, bioéconomie, ressources naturelles, agriculture et environnement. 95,5 Md€ pour la recherche et l'innovation, des opportunités pour les entreprises, laboratoires et collectivités.

Horizon Europe

Financer des chaînes de valeur bioéconomiques conciliant alimentation, climat et biodiversité — Horizon Europe

Critères, calendrier et conseils de candidature pour le topic Horizon Europe HORIZON-CL6-2026-01-CIRCBIO-09 (Cluster 6).

Horizon Europe

Identifiant officiel

HORIZON-CL6-2026-01-CIRCBIO-09

Titre officiel

Balancing food security, bioeconomy, climate and biodiversity objectives to unlock sustainable value chains

Appel et statut

Appel 2026 à étape unique ; clôturé. Échéance de la série single-stage : 17 septembre 2026 à 17 h CEST, à confirmer dans l’historique du portail.

Budget et contribution

Budget total indicatif : vérifier le tableau du topic dans le programme de travail et Funding & Tenders avant publication ; ne pas déduire le montant du budget global de la destination.

Type d’action et maturité

Research and Innovation Action (RIA) ; Recherche et innovation sur les arbitrages et les chaînes de valeur ; ne pas qualifier automatiquement le topic de démonstration industrielle sans vérifier les attendus détaillés.

À qui s’adresse ce topic ?

Le topic cherche à comprendre et traiter les arbitrages entre sécurité alimentaire, bioéconomie, climat et biodiversité afin de développer des chaînes de valeur durables. L’objectif n’est pas de maximiser une seule valorisation de biomasse, mais d’examiner les effets combinés des choix de ressources, des modèles économiques et des pratiques sur les systèmes alimentaires et les écosystèmes.

Quel problème faut-il résoudre ?

La valorisation d’un résidu peut créer de nouveaux revenus mais aussi déplacer des matières qui contribuent au sol, à l’alimentation animale ou à d’autres usages. Une culture dédiée à une matière première industrielle peut entrer en concurrence avec les terres et l’eau. Les bénéfices climatiques apparents peuvent être annulés par les changements d’usage des sols, le transport ou la perte de biodiversité. Ces arbitrages doivent être mesurés et explicités.

Ce que le projet doit couvrir

Une proposition pertinente analyse des chaînes de valeur bioéconomiques concrètes et la façon dont elles utilisent les terres, l’eau, les résidus, les coproduits et les ressources biologiques. Elle doit relier la production primaire aux transformations, aux marchés et aux effets territoriaux. Le sujet peut concerner des filières agricoles ou agroalimentaires, mais le cas d’usage doit démontrer les interactions entre sécurité alimentaire, objectifs climatiques, biodiversité et création de valeur.

Activités et travaux à prévoir

Activités possibles : cartographier les chaînes de valeur et les flux de biomasse ; mesurer les usages concurrents ; construire des scénarios ; évaluer les effets sur les revenus des producteurs, la sécurité alimentaire, les émissions et les habitats ; analyser les mécanismes de partage de valeur ; tester des modèles de gouvernance et d’incitation ; comparer des territoires et formuler des recommandations de transition. Les activités précises doivent rester conformes au scope officiel.

Livrables et résultats crédibles

Livrables utiles : cartographie de chaînes de valeur ; bilan des flux et usages concurrents ; analyse multicritère des scénarios ; indicateurs sur alimentation, climat, biodiversité et économie ; cas d’étude territoriaux ; modèles de gouvernance et de partage de valeur ; recommandations pour décideurs et filières. Chaque conclusion doit être liée à des données, hypothèses et limites clairement documentées.

Sécurité alimentaire

La sécurité alimentaire ne se limite pas à la disponibilité agrégée de calories. Selon la filière, il faut examiner l’accès, l’abordabilité, la stabilité de l’approvisionnement, la qualité nutritionnelle et la résilience face aux chocs. L’analyse doit éviter d’affirmer qu’une valorisation bio-sourcée est positive si elle augmente la compétition pour les terres ou matières premières sans bénéfice net démontré.

Biomasse et usages concurrents

Pour chaque flux de biomasse, documenter la source, le volume disponible, la saisonnalité, les contaminants, le coût de collecte et de préparation, l’usage actuel et les conséquences d’un détournement. Les résidus ne sont pas des ressources sans valeur : ils peuvent soutenir la fertilité des sols, la litière, l’alimentation animale ou des activités locales. Les scénarios doivent expliciter le coût d’opportunité.

Analyse climat

Évaluer les émissions sur une frontière cohérente : production de biomasse, intrants agricoles, changements d’usage des sols, collecte, transport, transformation, énergie, coproduits et fin de vie. Comparer la nouvelle chaîne à un scénario de référence réaliste et éviter les crédits environnementaux comptés deux fois. Présenter les hypothèses de rendement, d’allocation des impacts et de substitution.

Biodiversité

La biodiversité exige des indicateurs adaptés aux territoires et aux habitats concernés. Une hausse de revenu ou une baisse d’émissions ne prouve pas automatiquement un gain de biodiversité. Le projet doit décrire les pressions concernées, les zones d’intérêt, la temporalité des effets et les compromis éventuels. Associer des experts écologiques et les acteurs de terrain dès la définition des scénarios.

Économie et partage de valeur

L’analyse économique doit suivre la valeur créée et sa répartition entre producteurs, transformateurs, PME, intermédiaires et utilisateurs finaux. Une chaîne peut être techniquement viable mais fragile si les producteurs supportent les coûts et captent peu de valeur. Tester les prix, les coûts logistiques, les volumes, les contrats, les investissements nécessaires et la sensibilité aux variations de rendement ou de marché.

Cas territoriaux et transférabilité

Les territoires permettent de confronter les scénarios aux contraintes réelles : structure des exploitations, industries présentes, infrastructures, climat, sols, disponibilité d’eau, biodiversité, emplois et gouvernance. Choisir des cas suffisamment contrastés pour tester la transférabilité, sans prétendre qu’un modèle unique s’applique à toutes les régions. Les parties prenantes doivent pouvoir contester les hypothèses et expliquer les contraintes de mise en œuvre.

Consortium et compétences

Consortium recommandé : économie agricole et industrielle, analyse de cycle de vie, sciences du climat, écologie, sciences sociales, producteurs, coopératives, PME de transformation, collectivités et utilisateurs. La participation de producteurs et de filières doit influencer la conception des scénarios et des indicateurs. Les experts de modélisation ne doivent pas travailler seuls sur des hypothèses de disponibilité des ressources.

Indicateurs de réussite

Indicateurs possibles : évolution des revenus et de leur répartition ; effets sur disponibilité et prix des denrées ; émissions nettes sur cycle de vie ; pressions sur les sols, l’eau et les habitats ; part de biomasse affectée à chaque usage ; robustesse des chaînes en situation de choc ; adoption des recommandations par les acteurs. Définir des unités et une méthode de comparaison pour chaque indicateur.

Risques et réponses

Risques : privilégier une filière déjà promue par le consortium ; sous-estimer les usages concurrents ; utiliser des données locales non comparables ; confondre résidu et ressource libre ; attribuer des bénéfices climatiques sans analyse de cycle de vie ; ne pas représenter les producteurs. Mitigation : scénario de référence, données traçables, analyses de sensibilité, pluralité des cas et transparence des hypothèses.

Plan de préparation opérationnel

Plan de préparation : (1) choisir la chaîne de valeur et justifier son importance ; (2) cartographier flux et usages concurrents ; (3) établir les scénarios de référence ; (4) définir les indicateurs d’alimentation, climat et biodiversité ; (5) mobiliser producteurs et acteurs aval ; (6) tester les scénarios économiques et environnementaux ; (7) convertir les résultats en décisions opérationnelles.

Analyse de sensibilité et scénarios de rupture

Les résultats doivent être testés face à des variations plausibles : prix de l’énergie, rendement des cultures, sécheresse, disponibilité des résidus, coûts de transport, prix des denrées et demande pour le produit bio-sourcé. Une analyse de sensibilité montre quelles hypothèses modifient réellement la conclusion et quels seuils rendent une chaîne de valeur non viable ou dommageable. Prévoir des scénarios défavorables, pas seulement un scénario central optimiste. Les décideurs pourront ainsi identifier les conditions sous lesquelles une solution est pertinente et les cas où il faut préserver la biomasse pour d’autres usages.

Gouvernance et partage des arbitrages

Les arbitrages ne sont pas uniquement techniques : ils concernent les acteurs qui supportent les coûts, reçoivent les revenus et subissent les impacts. Le projet doit documenter la participation des agriculteurs, communautés, entreprises, collectivités et groupes concernés par les effets environnementaux. Expliquer comment les désaccords seront consignés, quelles options seront comparées et comment les recommandations seront élaborées. Une gouvernance crédible rend visibles les gagnants, les perdants potentiels et les mesures d’atténuation plutôt que de masquer les conflits derrière un indicateur agrégé.

Sources officielles

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