Horizon Europe 2021-2027 — les 6 clusters pour une Europe plus innovante, plus durable et plus résiliente : 1. Santé, 2. Culture, créativité et société inclusive, 3. Sécurité civile pour la société, 4. Numérique, industrie et espace, 5. Climat, énergie et mobilité, 6. Alimentation, bioéconomie, ressources naturelles, agriculture et environnement. 95,5 Md€ pour la recherche et l'innovation, des opportunités pour les entreprises, laboratoires et collectivités.

Horizon Europe

Financer l’adoption sociétale des innovations biosourcées et des modes de vie durables — Horizon Europe

Critères, calendrier et conseils de candidature pour le topic Horizon Europe HORIZON-CL6-2026-01-CIRCBIO-10 (Cluster 6).

Horizon Europe

Identifiant officiel

HORIZON-CL6-2026-01-CIRCBIO-10

Titre officiel

Bio-based innovation in society: supporting the sustainable way of living

Appel et statut

Appel 2026 à étape unique ; échéance passée. Vérifier le statut individuel dans Funding & Tenders avant toute réutilisation.

Budget et contribution

Budget total et contribution indicative : à confirmer dans le tableau officiel du topic et sur Funding & Tenders avant publication. Aucun montant non vérifié n’est avancé.

Type d’action et maturité

Research and Innovation Action (RIA) ; Le cœur est l’innovation bio-sourcée dans la société et les modes de vie durables ; ne pas présumer un TRL industriel précis sans le texte intégral.

À qui s’adresse ce topic ?

Le topic aborde la dimension sociale de l’innovation bio-sourcée : conditions d’acceptation, d’usage et d’intégration dans des modes de vie plus durables. Une proposition doit aller au-delà d’une campagne de communication en étudiant les comportements, les pratiques, les perceptions, les conditions d’accès et les changements nécessaires pour que des solutions bio-sourcées produisent un effet réel.

Quel problème faut-il résoudre ?

L’origine biologique d’un produit ne garantit ni son adoption ni sa durabilité. Les consommateurs peuvent manquer d’informations fiables, d’accès ou de confiance ; les prix, habitudes, infrastructures et normes sociales peuvent bloquer l’usage. Les messages environnementaux peuvent susciter de la méfiance s’ils ne sont pas étayés. Le projet doit mesurer ces facteurs et distinguer la perception, l’intention d’achat, l’usage réel et l’impact.

Ce que le projet doit couvrir

Le projet doit relier des innovations ou produits bio-sourcés à des usages et contextes sociaux concrets. Il peut étudier comment les citoyens, consommateurs, collectivités ou organisations comprennent, adoptent, utilisent ou rejettent ces solutions. La question de recherche doit être explicite : quel comportement ou système d’usage doit changer, pour qui, sous quelles conditions et avec quels effets observables sur la durabilité ?

Activités et travaux à prévoir

Activités envisageables : enquêtes et entretiens ; segmentation des publics ; analyse des pratiques ; co-conception avec utilisateurs ; essais en conditions réelles ; expérimentation de modèles de service ou d’information ; étude des barrières de prix, d’accès et d’infrastructure ; comparaison entre contextes ; évaluation des changements de comportement. Les méthodes et populations doivent être choisies en fonction de la question, pas simplement pour générer beaucoup de données.

Livrables et résultats crédibles

Livrables possibles : cartographie des barrières et leviers ; typologie des publics et usages ; protocoles d’expérimentation ; résultats sur l’écart entre intentions et comportements ; recommandations pour concepteurs, collectivités, distributeurs et décideurs ; outils d’évaluation des impacts ; modèles de déploiement inclusifs. Définir dès le départ comment les résultats seront réutilisés par les acteurs qui conçoivent ou déploient les solutions.

Mesure des comportements

L’étude du comportement doit distinguer les étapes : connaissance de la solution, confiance, intention, premier essai, usage répété et maintien dans le temps. Une hausse d’intention déclarée n’est pas une preuve d’adoption durable. Lorsque c’est possible, recueillir des données d’usage ou des observations en situation réelle, avec des garanties de confidentialité et une méthode de comparaison explicite.

Publics concernés et inclusion

Identifier les groupes concernés et leurs contraintes : ménages selon revenus et situation, consommateurs professionnels, salariés, acteurs publics, distributeurs, producteurs ou communautés locales. Éviter de parler du « grand public » comme d’un groupe homogène. Une solution peut être acceptable pour un public mais inaccessible à un autre. Les analyses doivent intégrer les différences de prix, d’information, de disponibilité, d’habitudes et d’infrastructures.

Confiance et preuves

La confiance dépend de la traçabilité, de la transparence des bénéfices, de la crédibilité des preuves et de l’absence d’allégations trompeuses. Le projet doit préciser ce que les utilisateurs comprennent réellement des termes « biosourcé », « biodégradable », « recyclable » ou « durable ». Ces notions ne sont pas interchangeables. Tester les messages et les informations sur des preuves précises, sans exagérer les avantages environnementaux.

Co-conception

La co-conception doit donner aux utilisateurs une influence sur les choix de conception et les critères de réussite. Il faut documenter comment les retours ont modifié les solutions ou les modèles de service. Une série d’ateliers sans décision associée constitue une participation faible. Définir les moments de consultation, les règles de représentation et la façon de traiter les désaccords entre parties prenantes.

Durabilité et effets de rebond

Mesurer la durabilité au-delà de l’acceptation : durée d’usage, taux de remplacement, réparabilité, réutilisation, déchets générés, conditions d’approvisionnement et effets de rebond. Une solution plus acceptable peut augmenter la consommation totale ; une alternative biosourcée peut être moins durable si elle est peu utilisée ou rapidement jetée. Définir une frontière d’analyse cohérente et relier les changements sociaux aux résultats environnementaux.

Consortium et compétences

Consortium recommandé : sciences sociales et comportementales, spécialistes des produits ou systèmes bio-sourcés, collectivités ou organisations de terrain, entreprises de la chaîne de valeur, acteurs de la consommation et expertise en évaluation environnementale. Les partenaires qui accèdent aux utilisateurs doivent disposer d’un rôle clair dans le recrutement, les tests et l’adoption des recommandations.

Indicateurs de réussite

Indicateurs : adoption observée plutôt que déclarée ; fréquence et durée d’usage ; barrières supprimées ; accessibilité par groupe ; confiance dans les preuves ; réduction des déchets ou des impacts dans une frontière définie ; reprise des recommandations par les organisations. Documenter les biais d’échantillonnage et la représentativité des données.

Risques et réponses

Risques : transformer le projet en communication marketing ; mesurer seulement les attitudes ; surestimer la représentativité d’une enquête ; négliger le prix et les infrastructures ; promouvoir des allégations vertes non prouvées ; ignorer les effets de rebond. Mitigation : protocole d’évaluation préalable, méthodes mixtes, données d’usage, comparaison avec une référence et contrôle des affirmations environnementales.

Plan de préparation opérationnel

Plan de préparation : (1) définir la solution et le comportement cible ; (2) identifier les groupes et obstacles ; (3) établir un état initial ; (4) co-concevoir les tests ; (5) mesurer intention et usage réel séparément ; (6) intégrer l’accessibilité et les effets environnementaux ; (7) tester la transférabilité des résultats et prévoir leur reprise par les acteurs concernés.

Protocole d’évaluation des expérimentations

Avant de lancer un test d’adoption, définir une hypothèse vérifiable, un état initial, le public concerné, la durée d’observation et les critères de réussite. Lorsque cela est faisable, comparer des groupes, contextes ou périodes afin de distinguer l’effet de l’intervention de l’évolution générale du marché. Consigner les abandons, les usages inattendus et les différences entre intention et comportement réel. Le protocole doit aussi expliquer comment seront protégées les données personnelles, obtenus les consentements nécessaires et communiqués les résultats négatifs.

Conditions de passage à l’échelle

Un changement de comportement observé dans un quartier, une organisation ou un groupe volontaire ne se transpose pas automatiquement à une autre population. Identifier les conditions nécessaires : prix, distribution, infrastructures, normes, disponibilité de la solution, soutien des organisations et confiance dans les informations. Tester les résultats dans des contextes différents ou expliquer précisément les limites de généralisation. Le projet devrait produire un guide de décision qui indique où la solution peut être reproduite, quelles adaptations sont requises et quelles conditions rendent le déploiement peu pertinent.

Sources officielles

Contenu rédigé et en cours de validation éditoriale — ne constitue pas une évaluation d'éligibilité, seul le rapport personnalisé applique les critères réels de votre entreprise.

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