Horizon Europe 2021-2027 — les 6 clusters pour une Europe plus innovante, plus durable et plus résiliente : 1. Santé, 2. Culture, créativité et société inclusive, 3. Sécurité civile pour la société, 4. Numérique, industrie et espace, 5. Climat, énergie et mobilité, 6. Alimentation, bioéconomie, ressources naturelles, agriculture et environnement. 95,5 Md€ pour la recherche et l'innovation, des opportunités pour les entreprises, laboratoires et collectivités.

Horizon Europe

Financer des produits biosourcés issus des organismes marins — Horizon Europe 2026

Critères, calendrier et conseils de candidature pour le topic Horizon Europe HORIZON-CL6-2026-01-CIRCBIO-11 (Cluster 6).

Horizon Europe

Identifiant officiel

HORIZON-CL6-2026-01-CIRCBIO-11

Titre officiel

Harnessing the unique properties of marine organisms to deliver sustainable blue bio-based products

Appel et statut

Appel 2026 clôturé le 23 septembre 2026 ; fiche historique, ne pas présenter comme une opportunité ouverte.

Budget et contribution

RIA ; budget indicatif total de 10 M€ ; contribution européenne indicative autour de 5 M€ par projet ; environ 2 projets attendus. Montants indicatifs du programme de travail, à rapprocher de la fiche individuelle Funding & Tenders.

Type d’action et maturité

Research and Innovation Action (RIA). L’enjeu est de transformer des propriétés biologiques marines en produits biosourcés durables, avec une démonstration crédible de performance et de faisabilité. Ne pas annoncer un TRL précis sans vérifier les exigences détaillées du topic.

À qui s’adresse ce topic ?

Aux consortiums capables d’identifier une propriété ou une ressource biologique marine présentant un intérêt fonctionnel, puis de la convertir en produit biosourcé utile et soutenable. Les profils pertinents peuvent associer organismes de recherche en biologie marine, biotechnologies, chimie verte, ingénierie des procédés, formulation, analyse du cycle de vie, industriels utilisateurs et acteurs de la chaîne d’approvisionnement maritime. La présence d’un industriel ou d’un utilisateur final aide à démontrer que le projet ne s’arrête pas à une découverte de laboratoire.

Quel problème faut-il résoudre ?

Des organismes marins — microalgues, macroalgues, microorganismes ou autres ressources biologiques ciblées par le projet — peuvent présenter des molécules, structures ou fonctions utiles pour des matériaux, ingrédients, revêtements, molécules de spécialité ou autres produits biosourcés. Mais une propriété intéressante ne suffit pas : disponibilité saisonnière, variabilité biologique, extraction, rendement, sécurité, stabilité, coût, impacts écologiques et montée en échelle peuvent empêcher une application commerciale. Le projet doit expliquer quelle limite technique ou environnementale il lève et pourquoi la solution marine est préférable aux alternatives disponibles.

Ce que le projet doit couvrir

Partir d’un organisme ou d’une ressource marine clairement identifié et d’une propriété fonctionnelle mesurable ; définir un produit cible et son utilisateur ; démontrer une voie de production, extraction, transformation ou fonctionnalisation ; comparer la performance au produit de référence ; évaluer les contraintes d’approvisionnement et les impacts sur les écosystèmes. La proposition doit traiter la durabilité de la ressource dès la conception : récolte, culture, saisonnalité, concurrence avec d’autres usages, biodiversité et risques de pression sur les milieux. La seule découverte d’un composé sans scénario d’application ne constitue pas une démonstration de valeur suffisante.

Travaux techniques à organiser

  1. Sélectionner la ressource marine et documenter sa disponibilité. 2) Caractériser la propriété recherchée avec méthodes reproductibles. 3) Développer l’extraction, la culture ou le procédé de transformation et mesurer rendements, consommations et sous-produits. 4) Formuler un produit cible et le tester dans les conditions d’usage de l’utilisateur. 5) Comparer la solution à une référence fossile, minérale ou biosourcée concurrente. 6) Réaliser une analyse de durabilité et une première analyse technico-économique. 7) Définir un plan de montée en échelle et de sécurisation des approvisionnements. 8) Établir les exigences réglementaires, qualité et sécurité applicables au débouché retenu.

Livrables et résultats crédibles

Attendus de projet à formuler : preuve de fonction de la ressource marine ; protocole de production ou de transformation reproductible ; échantillons ou démonstrateur du produit biosourcé ; résultats comparatifs face à une référence ; données de rendement, variabilité et qualité ; bilan des impacts et des risques d’approvisionnement ; première trajectoire de coût et d’industrialisation ; plan de propriété intellectuelle et d’accès aux ressources ; feuille de route vers qualification par l’utilisateur. Les indicateurs doivent porter sur la performance effective du produit, pas uniquement sur le nombre de publications ou de partenaires.

Choisir la bonne ressource biologique

Le consortium doit justifier la ressource par une propriété fonctionnelle et une stratégie d’approvisionnement, pas seulement par sa nouveauté. Décrire l’espèce ou le groupe biologique, l’origine, la saisonnalité, la méthode d’obtention, la variabilité entre lots et les risques d’impact. Si la ressource est cultivée, documenter les intrants, l’eau, l’énergie, les rendements et la gestion des effluents. Si elle est prélevée dans le milieu, démontrer que le prélèvement est compatible avec la conservation et les règles applicables. Prévoir une solution de repli si la disponibilité ou la qualité varie fortement.

Prouver la fonction du produit

Traduire la propriété biologique en spécifications vérifiables : résistance, barrière, activité, stabilité, biodégradabilité, compatibilité ou autre fonction pertinente au produit cible. Définir la méthode de mesure, la référence concurrente, les conditions d’essai et les seuils d’acceptation avant les tests. La formulation doit être évaluée en conditions représentatives de l’usage final, y compris vieillissement, stockage, contact avec d’autres matériaux et fin de vie si pertinent. Éviter de revendiquer une supériorité environnementale à partir d’un seul indicateur ou d’un test isolé.

Sécuriser l’approvisionnement et la biodiversité

Établir un bilan de matière qui relie le volume de ressource nécessaire au rendement du procédé et au volume de produits envisagé. Comparer plusieurs scénarios d’approvisionnement et documenter les effets potentiels sur les habitats, les espèces non ciblées et les usages existants. Inclure les contraintes logistiques, de conservation, de stockage et de transformation de la biomasse humide. Pour les coproduits, préciser les débouchés réalistes et vérifier qu’ils ne reposent pas sur des hypothèses de marché non étayées. Un produit présenté comme biosourcé n’est pas automatiquement durable si son approvisionnement dégrade les milieux ou consomme beaucoup de ressources.

Passer de la preuve scientifique au procédé

Établir un schéma de procédé avec les opérations unitaires, rendements, pertes, besoins énergétiques, solvants ou réactifs, traitement des effluents et options de recyclage. Tester la reproductibilité sur plusieurs lots biologiques. Le plan de montée en échelle doit préciser les équipements critiques, les facteurs limitants, la disponibilité de la ressource et les risques de contamination ou de dégradation. Le coût cible doit être calculé avec des hypothèses explicites : capacité, taux d’utilisation, prix des intrants, rendement et coûts de traitement. Ne pas extrapoler directement un coût de laboratoire à un coût industriel.

Évaluer la durabilité sans greenwashing

Comparer le produit à une référence pertinente sur un périmètre fonctionnel identique. Intégrer, selon le cas, culture ou prélèvement, transport, extraction, transformation, usage et fin de vie. Tester la sensibilité aux rendements, à l’énergie, à l’eau et à la distance logistique. Examiner les compromis entre biodégradabilité, durée de vie, résistance, recyclabilité et toxicité. Si le bénéfice dépend d’un scénario de fin de vie particulier, démontrer que l’infrastructure existe dans les marchés visés. Les allégations doivent être proportionnées aux données disponibles et les incertitudes explicites.

Sécurité, qualité et réglementation

Identifier dès le démarrage les règles applicables au produit et au secteur : matériaux au contact des aliments, cosmétiques, substances chimiques, dispositifs, emballages ou autres catégories selon l’application. Définir la pureté attendue, les contaminants à contrôler, la stabilité, les méthodes d’analyse et la traçabilité des lots. Les équipes réglementaires doivent intervenir avant le choix final de formulation pour éviter qu’une propriété intéressante soit incompatible avec le marché visé. La conformité à une réglementation donnée ne doit pas être présentée comme acquise avant qualification et essais.

Consortium et partenaires à mobiliser

Associer au minimum les compétences réellement nécessaires : biologie marine et écologie ; caractérisation biochimique ; bioprocédés et formulation ; ingénierie de mise à l’échelle ; évaluation environnementale ; partenaire industriel ou utilisateur ; gestion des données et propriété intellectuelle. Le rôle de chaque partenaire doit être lié à un livrable. Les acteurs de la ressource (producteurs, aquaculteurs, gestionnaires ou opérateurs de collecte) sont utiles lorsque l’approvisionnement est un facteur critique. Un consortium exclusivement académique est plus fragile si le projet promet un produit proche du marché sans partenaire de validation.

Indicateurs de réussite

Suivre au moins : rendement de ressource en produit ; variabilité inter-lots ; performance de la fonction cible ; stabilité et qualité ; consommation d’énergie et d’eau par unité produite ; taux de valorisation des coproduits ; coût estimé à capacité définie ; impact environnemental comparé à la référence ; volume de ressource disponible de manière soutenable ; nombre de tests validés par l’utilisateur ; jalons réglementaires et industriels franchis. Fixer une valeur de départ, une cible, une méthode de calcul et une fréquence de mesure pour chaque indicateur important.

Risques et réponses

Risque de variabilité biologique : multiplier les lots, définir des critères d’acceptation et prévoir un plan d’approvisionnement alternatif. Rendement trop faible : comparer les voies d’extraction et intégrer un seuil go/no-go. Coût non compétitif : prioriser les fonctions à forte valeur et chiffrer l’échelle visée. Impact écologique : établir une référence environnementale, limiter les prélèvements et surveiller les effets. Performance insuffisante : tester tôt avec l’utilisateur et fixer les critères de sortie. Barrière réglementaire : sélectionner les marchés et exigences de qualification dès le début. Enfin, protéger les savoir-faire et répartir clairement les droits sur les ressources, données et résultats.

Plan de préparation opérationnel

Semaine 1 : extraire les expected outcomes et scope du texte officiel et choisir une application. Semaines 2–3 : documenter ressource, propriété, références concurrentes et partenaire utilisateur. Semaines 3–5 : bâtir le schéma de procédé, les expériences et les critères go/no-go. Semaines 4–6 : produire le bilan matière, la première analyse de durabilité et le modèle de coûts. Semaines 5–7 : répartir les lots de travaux, livrables, risques et responsabilités. Avant toute réutilisation de l’appel, vérifier l’état du topic sur le portail et les conditions générales applicables.

Protocole de validation du dossier

Avant tout matching final, comparer le résumé de la fiche au texte intégral du topic : expected outcomes, scope, type d’action, budget, conditions d’éligibilité, dates, résultats attendus et éventuelles exigences transversales. Enregistrer les écarts ou éléments encore incertains plutôt que les remplacer par une formule générale.

Prochaine action de préparation

Transformer les points de contrôle de cette fiche en liste de preuves à demander au porteur : données de référence, partenaires engagés, moyens d’essai, résultats attendus, budget et risques. Pour les topics 2026 clôturés, conserver la fiche à titre historique et rechercher un topic futur réellement distinct avant de proposer une candidature.

Sources officielles

Contenu rédigé et en cours de validation éditoriale — ne constitue pas une évaluation d'éligibilité, seul le rapport personnalisé applique les critères réels de votre entreprise.

Besoins couverts par ce programme

Besoins déduits des tags validés des aides liées à ce guide — jamais un besoin deviné.

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